Birthday Thoughts !

Hier, 28 Mai 2009, c'était le jour de mon anniversaire. Un jour aussi ordinaire que les jours qui l'ont précédé et les jours qui vont suivre.
Hier, comme chaque année, je me suis mise à réfléchir à ce qui s'est passé pendant cette année de plus et à ce que j'espère de la prochaine.
Hier, dans ma tête, je ne me sentais pas si âgée que ça. L'âge ne signifie rien pour moi à part un chiffre qui change tous les 365 jours, rien de plus.
Hier, j'ai réalisé que les vœux dont j'ai souhaité la réalisation en ce jour spécial n'ont pas été exaucés même si je m'attendais à ce que ce soit le cas (mais j'ai souhaité quand même). Je n'avais pas demandé la lune. J'ai juste fait deux vœux d'ordre affectif qui ont pu être satisfaits si la vie était un peu moins compliquée.
Hier, j'ai souris même si ça allait mal de l'intérieur.
Aujourd'hui, ça va nettement mieux.

Alone in the Dark..

Un certain lundi du mois de février, je me suis retrouvée pour la première fois dans le noir absolu.
Un sentiment asphyxiant me dévorait mais je sentais que ça passerait bientôt.
Moi et les personnes présentes dans ce même lieu devions être concentrées afin de détecter tous les bruits qu'on entendait pour reproduire le même schéma chacun à son tour.
Même si ça me génait d'être dans le noir et de ne pas pouvoir bouger de peur de heurter quelqu'un ou de faire tomber quelque chose, je me suis sentie quelque part dans mon élément et j'étais sure qu'un jour ou l'autre je savourerais le fait d'être seule dans cet endroit et refaire les mêmes opérations qui s'y déroulaient à ce moment là.
Quelques jours plus tard, c'était le jour J. J'ai préparé mon matériel minutieusement de sorte de le retrouver facilement une fois dans l'obscurité. J'ai fait sortir l'engin qui allait être découvert une fois les lumières éteintes, j'ai repensé aux opérations que j'allais faire des minutes plus tard et j'ai enfin éteint la lumière.
Ce sentiment d'obscurité était vraiment bizarre. J'essayais de me convaincre par l'absurde idée qu'une fois qu'on s'habitue au noir, on arrive à enfin voir ce qui nous entoure alors que ça ne pouvait jamais être le cas et ça nuirait à mon opération.
Je fis sortir l'engin de sa cachette. Je le touchais délicatement de peur de l'abimer et que mes efforts tombent à l'eau. Je commençais à l'étirer petit à petit à petit jusqu'à ce que je me rende compte qu'il est à son maximum de longueur. Là, je le coupe et je le fis soigneusement fixer à une sorte de spirale que je cache directement avant de rallumer la lumière et de constater que mon processus a été réalisé avec succès.
Là, je me décide à prendre soin de mon engin. Je le lave avec trois solutions différentes suivant un temps bien précis pour qu'une fois mis à nu, il doit être on ne peut plus pur.
Ces étapes de lavage finies, j'ouvre la cachette et je vois la vraie face de mon engin et je me dis, ''ça y est je viens de développer ma première pellicule photographique en noir et blanc''.

Allo le Monde..

Vendredi 15 mai.. 15h32:


Le prof disait : D'après Deleuze, ''Pour qu’il y ait acte de création, il faudrait qu’il y ait une idée engagée et maitriser le langage. Il faut aussi ressentir le besoin et la nécessité. Quelque chose latente à l’intérieur ne suffit pas, il faut qu’il y ait une hypersensibilité et une grande culture''

Il parlait, parlait. Et moi je me rendais de plus en plus compte de mon incapacité à aller au bout des choses. Depuis quelques temps, je ne me sens plus apte à accomplir quelque chose de nouveau, à créer et ça me contrarie vraiment. Les idées sont là, le langage je pense que je le maitrise mais quand il s'agit d'appliquer, là je me bloque. L'envie me ronge de l'intérieur, me parle, me menace et se moque de mon impuissance face aux mots qui ne veulent plus s'extérioriser.

Ce prof là m'a dérangé. Je ne suis pas restée insensible à ses mots. Il a réussi à me sortir de mon état d'hibernation, à enlever cet abandon qui dure depuis des mois.

Ça y est. Là, je pense que je suis libérée du fardeau qui me pesait tant, celui d'être dans l'incapacité d'écrire, écrire pas seulement dans ce blog mais d'une façon générale. J'entame une nouvelle page avec une idéologie nouvelle. J'ai appris pendant ces derniers temps où je me suis absentée de cet espace et ces leçons, je les dois aux découvertes qui se sont accumulées sans que je prenne conscience qu'elles servent à me donner envie de réécrire.

L'incapacité d'écrire chez moi se traduit par un malaise paralysant, par une peur, celle de perdre les mots à jamais et de ne pouvoir plus les posséder et les manier à ma façon. Les mots ne sont pas seulement ceux de ce blog mais notamment l'arme que j'utilise le plus dans le quotidien, pas oralement mais surtout sur papier.
Je suis de retour avec un souffle nouveau et une grande envie de partage qui me ronge et je suis contente de retrouver cette communauté que j'ai pas quitté même si je ne bloguais plus.

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Elle, C'est un Joli Cœur, un espace virtuel d'une passionnée de cinéma, de lecture et d'écriture.. Pour en savoir plus, cliquez ici...

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La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. [Chahdortt Djavann]

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