Aujourd'hui ou plutôt il y a quelques heures, j'ai pensé écrire cette note pour pousser un bon coup de gueule contre qui? Vous allez le deviner par vous même par la suite. Les nombreuses idées commençaient à défiler les unes après les autres et je me suis dit qu'il fallait bien les transformer en lignes avant qu'elles s'effacent quoique ça m'étonnerait car j'ai une mémoire d'éléphant moi. Enfin bref, assez parlé maintenant, que les choses sérieuses commencent !
Comme vous le savez tous, le fameux Cinecitta de Ibrahim Letaief vient juste de sortir en salles et qui dit sortie en salle dit public et qui dit public dit forcément critique.
Moi personnellement, je ne l'ai pas encore vu le film malgré que l'occasion s'est présentée à maintes reprises. J'attendais juste que l'euphorie passe pour le visualiser tranquille sans faire attention à ce que diront les médias ou encore les spectateurs qui l'ont déjà vu. Ceci dit, l'histoire, le casting et autres je les connais par cœur car je me suis documentée sur le film depuis quelques mois déjà tellement mon intuition me disait que j'allais apprécier. De plus, et c'était chose évidente, ce film a crée une émeute du jamais vu grâce à la publicité qui n'a fait qu'augmenter notre impatience. Ceux qui ont suivi la parcours et l'histoire de Ibrahim Letaief savent déjà qu'il est passé par toutes sortes de refus, traversé des périodes de crise financière tout ça pour enfin sortir son film qui va aussi être projeté dans 30 salles en France. Et quel récompense il obtient à la fin? On l'a trop félicité certes mais on l'a aussi critiqué. Comment? D'une façon non argumentée en se basant sur des clichés qui n'ont rien à voir avec la vraie critique cinématographique. Je ne parle pas journaux, je parle des personnes qui donnent un avis d'une façon si injuste que ça te donne même pas envie de terminer ce qu'ils ont écrit.
Nous, vous les tunisiens, vous n'avez jamais cessé de critiquer votre cinéma mais est ce que vous le connaissez vraiment? J'entends souvent dire "dans le cinéma tunisien, on ne parle que de hammam" alors qu'on n'a vraiment exposé ce lieu que dans un seul film, 'Halfaouine, l'enfant des terrasses' un chef d'œuvre qui a été on ne peut plus primé et applaudi à l'étranger. Il n'y a qu'à voir les récompenses qu'il a reçu cependant chez nous on dit que c'est un film répugnant qui n'a ni queue ni tête. Il n'est fait que pour montrer des seins nus.
On dit aussi que les sujets sont plus ou moins les mêmes. C'est vrai dans la majorité des cas mais il y a une raison à ça. Ne voyez vous pas que ces thèmes reviennent toujours car ils sont très présents dans notre société, qu'on ne peut pas parler par exemple de cow-boys ou de mafia car cela ne fait pas partie de nos racines? Certes, c'est lassant mais on innove avec le peu qu'on peut fournir. Cinecitta en est la preuve vivante d'ailleurs. C'est une comédie qu'on n'a pas l'habitude de voir et qui donne une bouffée d'air frais à notre paysage cinématographique en plus du fait que ça parle d'un problème assez récurant mais qui n'est pas connu par beaucoup de gens qui ignorent les dessous du cinéma tunisien.
On ignore par exemple que pour faire un film, il faut un budget qui peut parfois dépasser les deux milliards et l'état ou exactement le ministère de la culture n'en fournit que 300millions voir moins. D'où on peut avoir le reste alors? Certainement pas en cambriolant une banque :). C'est grâce à des chaines télévisées françaises par exemple comme TV5 ou ARTE, au fond sud cinéma ou le centre national cinématographie etc.. bref toutes sortes de compagnies étrangères qui croient en nous et nous donnent de l'argent pour que nos œuvres voient le jour.
Une fois le film crée, il faut qu'il ait un visa d'exploitation et donc passer par le centre de la censure qui peut soit l'accepter, soit censurer quelques scènes soit ne pas accepter sa projection du tout. Voilà une autre raison qui fait que les sujets ne varient pas ou presque. C'est aussi parce qu'on n'accepte pas tout ce qu'on propose.
Le hic d'une autre part c'est que le domaine cinématographique chez nous n'a pas une place si importante que celle que détient le sport par exemple. On limite le budget qu'on donne aux réalisateurs, on refuse les scénarii et biensur on ferme les salles de cinéma. Comment on veut qu'on aie un cinéma épanoui dans ce cas?
Si on fait un tour du côté des écoles de cinéma de chez nous et qui ne sont pas si nombreuses que ça d'ailleurs, on verra que ce qui s'y enseigne n'a rien à voir avec ce qu'on voit sur nos écrans. Non seulement on étudie les bases, les techniques, l'histoire et tout ça mais même les idées proposées ou les créations des étudiants n'ont rien à envier à ceux des grands réalisateurs. Le problème est que ces dons ne pourront peut être pas porter leur fruit plus tard si on ne cessera pas de leur mettre les bâtons dans les roues à chaque fois qu'ils auront envie de manifester une pensée ou d'extérioriser.
Comme vous le savez tous, le fameux Cinecitta de Ibrahim Letaief vient juste de sortir en salles et qui dit sortie en salle dit public et qui dit public dit forcément critique.
Moi personnellement, je ne l'ai pas encore vu le film malgré que l'occasion s'est présentée à maintes reprises. J'attendais juste que l'euphorie passe pour le visualiser tranquille sans faire attention à ce que diront les médias ou encore les spectateurs qui l'ont déjà vu. Ceci dit, l'histoire, le casting et autres je les connais par cœur car je me suis documentée sur le film depuis quelques mois déjà tellement mon intuition me disait que j'allais apprécier. De plus, et c'était chose évidente, ce film a crée une émeute du jamais vu grâce à la publicité qui n'a fait qu'augmenter notre impatience. Ceux qui ont suivi la parcours et l'histoire de Ibrahim Letaief savent déjà qu'il est passé par toutes sortes de refus, traversé des périodes de crise financière tout ça pour enfin sortir son film qui va aussi être projeté dans 30 salles en France. Et quel récompense il obtient à la fin? On l'a trop félicité certes mais on l'a aussi critiqué. Comment? D'une façon non argumentée en se basant sur des clichés qui n'ont rien à voir avec la vraie critique cinématographique. Je ne parle pas journaux, je parle des personnes qui donnent un avis d'une façon si injuste que ça te donne même pas envie de terminer ce qu'ils ont écrit.
Nous, vous les tunisiens, vous n'avez jamais cessé de critiquer votre cinéma mais est ce que vous le connaissez vraiment? J'entends souvent dire "dans le cinéma tunisien, on ne parle que de hammam" alors qu'on n'a vraiment exposé ce lieu que dans un seul film, 'Halfaouine, l'enfant des terrasses' un chef d'œuvre qui a été on ne peut plus primé et applaudi à l'étranger. Il n'y a qu'à voir les récompenses qu'il a reçu cependant chez nous on dit que c'est un film répugnant qui n'a ni queue ni tête. Il n'est fait que pour montrer des seins nus.
On dit aussi que les sujets sont plus ou moins les mêmes. C'est vrai dans la majorité des cas mais il y a une raison à ça. Ne voyez vous pas que ces thèmes reviennent toujours car ils sont très présents dans notre société, qu'on ne peut pas parler par exemple de cow-boys ou de mafia car cela ne fait pas partie de nos racines? Certes, c'est lassant mais on innove avec le peu qu'on peut fournir. Cinecitta en est la preuve vivante d'ailleurs. C'est une comédie qu'on n'a pas l'habitude de voir et qui donne une bouffée d'air frais à notre paysage cinématographique en plus du fait que ça parle d'un problème assez récurant mais qui n'est pas connu par beaucoup de gens qui ignorent les dessous du cinéma tunisien.
On ignore par exemple que pour faire un film, il faut un budget qui peut parfois dépasser les deux milliards et l'état ou exactement le ministère de la culture n'en fournit que 300millions voir moins. D'où on peut avoir le reste alors? Certainement pas en cambriolant une banque :). C'est grâce à des chaines télévisées françaises par exemple comme TV5 ou ARTE, au fond sud cinéma ou le centre national cinématographie etc.. bref toutes sortes de compagnies étrangères qui croient en nous et nous donnent de l'argent pour que nos œuvres voient le jour.
Une fois le film crée, il faut qu'il ait un visa d'exploitation et donc passer par le centre de la censure qui peut soit l'accepter, soit censurer quelques scènes soit ne pas accepter sa projection du tout. Voilà une autre raison qui fait que les sujets ne varient pas ou presque. C'est aussi parce qu'on n'accepte pas tout ce qu'on propose.
Le hic d'une autre part c'est que le domaine cinématographique chez nous n'a pas une place si importante que celle que détient le sport par exemple. On limite le budget qu'on donne aux réalisateurs, on refuse les scénarii et biensur on ferme les salles de cinéma. Comment on veut qu'on aie un cinéma épanoui dans ce cas?
Si on fait un tour du côté des écoles de cinéma de chez nous et qui ne sont pas si nombreuses que ça d'ailleurs, on verra que ce qui s'y enseigne n'a rien à voir avec ce qu'on voit sur nos écrans. Non seulement on étudie les bases, les techniques, l'histoire et tout ça mais même les idées proposées ou les créations des étudiants n'ont rien à envier à ceux des grands réalisateurs. Le problème est que ces dons ne pourront peut être pas porter leur fruit plus tard si on ne cessera pas de leur mettre les bâtons dans les roues à chaque fois qu'ils auront envie de manifester une pensée ou d'extérioriser.

7 commentaires:
:)
Joli Coeur est remontée !!
J'aime bien le coup de gueule ... mais étant donné que je n'ai pas encore vu le film, je ne peux me prononcer !
En tout cas, l'effort de produire un film, rien que l'effort en lui même de faire bouger les choses, de proposer sur la scène des films variés, c'est un effort à saluer !
Je n'ai pas vu le film. j'ai lu le pire et le meilleur à son propos.
Ceci dit, encourager le cinéma, la création, être conscient des difficultés à faire un film, n'impose pas d'adhérer juste par solidarité. Les critiques permettent aussi de progresser et il est nécessaire de traiter le cinéma tunisien comme tout cinéma, par respect de cet art tout simplement.
"Moi personnellement, je ne l'ai pas encore vu le film malgré que l'occasion s'est présentée à maintes reprises."
Moi, personnelement, je n'ai pas vu le film, bien que l'occasion se soit présentée à maintes reprises
Je n'ai pas encore vu le film mais j'espère que ce sera pour bientot. Par contre, je suis d'accord et pas d'accord avec ce que tu dis. Il est vrai que faire un film dans notre pays releve du parcours du combattant aussi bien pour les moyens financiers, techniques et humains que pour la défense de la liberté des idées et images. Il est vrai aussi que depuis quelques temps, les films tunisiens ont cessé de parler de la médina, du hammam, des mecs qui se bourrent la gueule et des filles forcément des putes (ces clichés ont été trop présents selon moi dans les films de 1990 à 2002 environ). Par contre, le fait que justement nos moyens soient vraiment limités nous impose d'avoir un min de qualité. Je pense que certains films ont été un vrai gachis du peu d'argent du contribuable qui leur a été accordé. Les nouveaux sujets peuvent interesser le spectateur tunisien car cela lui permet d'échapper à la réalité de sa vie mais il faut pour cela qu'un min d'esthétique et de technicité soient présentes dans le film. Il y a des erreurs flagrantes parfois dans certains films! des scénari qui relevent de l'improvisation pure, une direction d'acteur quasi absente, un montage meme pas digne d'un amateur.. et les exemples ne manquent pas. Je suis pour qu'on encourage le cinéma tunisien, qu'on aille voir ces films et qu'on essaye d'y déceler ce qu'il y a de bon de nouveau. Mais je prefere que le spectateur s'exprime pour dire son ennui, son desinteret pour tel oeuvre pour que les réalisateurs sachent que ce n'est pas sous couvert de faire de l'art qu'ils doivent nous faire avaler un travail pas digne d'etre projete dans une salle ou de porter le label cinema tunisien en dehors de nos frontieres:))
@tout le monde: Dans ce post, je ne parle pas seulement de Cinecitta mais d'une façon générale. Ce film, je l'ai juste évoqué car c'est le film du moment et donc on en parle trop ces jours ci. Ceci dit, un post spécial cinecitta s'impose d'ici quelques temps et moi aussi je pourrai peut être le critiquer ;).
@Aychu: Non je ne suis pas remontée, je n'aime pas qu'on parle du cinéma tunisien d'une façon injuste c'est tout surtout que je suis en contact direct avec ce domaine.
@MadDjerba : Je suis d'accord avec toi sur le fait que les critiques permettent de progresser SAUF dans les cas où elles sont bien fondées, c'est de ça que j'ai parlé en fait. Moi même je peux ne pas aimer un film tunisien et le critiquer mais en exposant des arguments convaincants pour appuyer mon avis pas juste en disant ce film là ne vaut rien et qu'aller le voir constitue une perte de temps.
@ExBlonde: T'as tout résumé et j'attendrai ta propre critique quand tu le verras le film :)
@Khayati: Merci pour la correction monsieur le prof de français ;).
Moi ce que je n'apprecie pas c'est qu'en tunisie on se retrouve souvent dans l'attitude de "je te casse quoi que tu fasses"
Pas seulement dans le cinéma..
avez vous deja assisté a des seminaires de chercheurs tunisiens..il manquerait jsute qu'ils prennent des flingues et s'entre tue, en choquant souvent les etrangers present.
Emma Benji
http://emmabenji.canalblog.com
Moi je pense qu'il faut soutenir tout artiste qui essaye e faire changer les choses...bon certes quand c'est de la merde, modérer...mais de la meme manière que j'avais soutenu l'equipe de Kahloucha, je soutiens Cinécitta.
C'est un realisateur qui a tot fait pour faire son film sans contraintes...il s'est entouré d'une belle equipe de professionnels tous tunisiens et a apporté quelque chose de différent.
Il fait une campagne de folie certes, mais ca se passe de la meme manière dans les pays ou le cinéma est différent...et il faut communiquer sur l'art.
Il faut pousser les gens a aller voir des pieces, des films, des concerts.
Letaeif a fait un tout petit pas mais qui compte!!!
Je rentre d'Al Hambra, La Marsa, et... J'ai aimé le film; le casting, le scénario, les images...
Mohammed Ali Nahdi était excellent, à mon avis, et Fathi Haddaoui remarquable dans son bref passage ! Sans oublier les acteurs principaux bien sûr...
Les allusions à des symboles politiques n'ont pas manqués, et c'était réjouissant pour un spectateur averti de les évoquer...
La fin du film est... J'n'sais pas comment :-P surtout les images à Cannes !!!
Grossomodo c'est bien, c'est tendre :-D et c'est tunisien...
Enregistrer un commentaire